La télévision onirique

Dans mon cas, faire des rêves lucides la nuit n'est pas synonyme de glisse de la conscience vers des plans plus subtils hors de la matière, et plus particulièrement en première partie de nuit. La fatigue du corps physique impose de nombreuses images hypnagogiques et toutes sortes d'hallucinations induisant progressivement une cinématique dont s'appuiera la construction du rêve. C'est à dire que je peux voir par exemple des personnages qui se placent dans mon champs visuel avant le sommeil profond. Ma conscience est happée et soumise à une attraction, conséquence de son identification à la fatigue physique. Difficile pour moi de me dégager de cette forme de magnétisme et reprendre un état de non pensée ou travail énergique en vue d'un voyage astral.
grimper les échelons en état modifié de conscience pour atteindre l’illumination
Une fois dans le rêve, c'est plus simple car il suffit de se rendre compte que la conscience n'est pas l'imagerie onirique qui se présente mais une simple observatrice. C'est une façon d'être pour ce qui me concerne plus automatique, car c'est un point de distance que j'ai par rapport aux pensées en situation de veille évitant ainsi des excès d'émotions comme la colère. Les diverses techniques n'ont plus d'importance car c'est l'être qui incarne le faire et plus le faire pour devenir l'être. Mais revenons à nos moutons! Je sors donc très rapidement du rêve grâce à ce moment de pause qui est simplement le fait d'être dans le rêve, c'est comme s'abandonner un horrible monstre et géant qui nous avale, puis sortant de la force de sa déglutition, on se rend compte qu'on est toujours vivant dans son estomac. Dédicace à Pinocchio et la baleine. La sortie du rêve trop brutale me provoque un réveil instantané et toujours identifié à la fatigue, les hallucinations continuent toujours et m’entraîne une nouvelle fois dans le rêve pour le reprendre ou en continuer un nouveau. Le subconscient a effectivement beaucoup d'histoires à raconter. Alors cette nuit après avoir tenu tant bien que mal un rêve en toute lucidité, dans le suivant j'ai réussi à me la jouer en mode fainéant en m'allongeant sur un canapé. Des éléments dans le rêve s'ajoutaient aléatoirement comme des animaux ou des personnes, mais je n'y prêtais pas attention. Le fait de rester statique dans ce canapé dans le non action me permettait de rester dans ce nouveau rêve en spectateur. Une télévision devant moi assurait cet état, et je décidais de visionner le rêve précédent pour mieux comprendre les attitudes qui me portaient défaut. J'ai pu ainsi visionner l'ensemble d'un premier rêve sur un écran de TV présent dans le second rêve et en tirer des bénéfices que je partagerais à l'occasion une prochaine fois. Cependant je tiens à préciser que les rêves paradoxales d'une seconde partie de nuit bien plus présents suite à un sommeil profond et récupérateur permettent et favorisent largement toutes les expériences que peut faire la conscience sur d'autres sphères hors de la matière et physique et onirique (qui est une matière de l'esprit, du subconscient).

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